Mobile Joomla Templates by Best Web Host

Exposition universelle de 1900. Vieux-Paris. Recueils de pièces de chant extraites des diverses publications de la « Schola Cantorum » et exécutées à la Chapelle de Saint-Julien-des-Ménétriers par les chanteurs de Saint-Gervais. Paris, Bureau d’édition de la Schola Cantorum, 1900

27,5 x 35 cm, broché, couv. illustrée, [80 p.]. Venduparis, exposition universelle, 1900, vieux paris, robida, partition, schola cantorum, motets, saint gervais, saint julien des menetriers

Dans le « Vieux Paris » reconstitué sous l’impulsion d’Albert Robida (qui signe ici l’illustration de couverture reprise en page de titre), les chanteurs de Saint-Gervais ont offert au public des concerts pendant toute la durée de l’Exposition.

Ce recueil réunit 16 motets choisis à 4, 5 et 6 voix extraits de L’Anthologie des Maîtres religieux primitifs dans une édition avec réduction des voix (Josquin des Prés, Roland de Lassus, Giuseppe Corsi...). La partition était en vente à la Chapelle de Saint-Julien-des-Ménétriers au Vieux-Paris, ainsi qu’à la Schola Cantorum.

« Cette année 1900 vit Charles Bordes s’élancer dans une nouvelle aventure, assez périlleuse, mais qui réussit néanmoins à procurer des fonds plus que jamais nécessaires en raison du déménagement projeté : il se fit entrepreneur de spectacle dans une dépendance de l’exposition.

Les organisateurs de cette énorme foire avaient édifié une « rue du Vieux Paris ». Sur la rive droite de la Seine, entre le pont de l’Alma et la passerelle de Passy, une ville du moyen âge mirait dans le fleuve ses tours et ses clochers. Cette cité de carton-pâte était pourvue d’une église ; une église minuscule, mais dont plus de soixante mille visiteurs passèrent le porche pour venir entendre les chanteurs de Saint-Gervais, devenus pour la circonstance, sous la conduite de leur chef, les chanteurs des petites Heures de Saint-Julien-des-Ménétriers. Pendant les six mois que dura l’exposition, quatorze d’entre eux, sans manquer un seul jour, se retrouvèrent dans la tribune gothique, groupés autour d’un petit orgue blanc [...]. Les « attractions » environnantes périclitèrent presque toutes. Seule Saint-Julien-des-Ménétriers continua jusqu’au moment de la clôture, d’attirer la foule. Et, aussi bien au point de vue pécuniaire que pour la propagande, l’affaire eut les plus heureux résultats. Loin de faire faillite comme beaucoup d’impresarii qui avaient eu foi dans le succès du Vieux Paris, Bordes rapporta de l’aventure des fonds qui l’aidèrent à développer la Schola. »

(in René Dumesnil, Cinquante ans de musique française (1875-1925). L’Enseignement.)

Banniere bas