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[Maquette originale] André LAMBERT. Ce qui reste du Vieux Paris. L’Isle St Louis. Paris, à l’enseigne du Masque d’Or, chez Devambez, 1920.  andre lambert, ce qui reste du vieux paris, isle saint louis, ile saint louis, paris, devambez, maquette originale, dessin, eau-forte

In-4 à l’italienne, broché, couverture cartonnée rempliée, premier plat illustré, 20 p. Prix sur demande

Exceptionnel exemplaire d’artiste n°1/10 sur vélin, augmenté d’un croquis original et d’un premier état (épreuve unique), comme l’indique Lambert à l’encre noire sur la première garde.

Notre exemplaire est truffé de 5 superbes pages manuscrites en feuilles sur vélin blanc filigrané, constituant la maquette originale de l’ouvrage : une page de titre à l’encre, aquarelle et mine de plomb et quatre feuilles constituant les pages d’introduction aux 12 eaux-fortes. Les blocs de textes, finement calligraphiés, sont illustrés de 19 vignettes contrecollées, composant 19 croquis aquarellés et rehaussés à la mine de plomb.

Autres exemplaires de cet ouvrage d'André Lambert disponibles :

andre lambert, ce qui reste du vieux paris, isle saint louis, ile saint louis, paris, devambez, maquette originale, dessin, eau-forteUn des 20 exemplaires numérotés sur Nippon M.I.U.K., troisième papier après 20 Nippon avec suite(s). 2.600 €

« Exemplaire augmenté d’un croquis original et d’un premier état (épreuve unique). le bateau noir », selon l’indication d’André Lambert à la mine de plomb sur la première garde. L’ouvrage s’orne en effet d’un dessin aquarellé de la planche le bateau noir, rehaussé à l’encre bleue, daté « 7 VIII 1917 » et contrecollé en frontispice (ci-dessous) ; sur la dernière garde est contrecollé un premier état de la gravure à l’eauforte de cette même embarcation, légendé à la main par Lambert.

Un des 250 exemplaires numérotés sur vélin de Hollande. 600€

 

André Lambert est né en 1884 dans une famille d’architectes suisses. Son goût pour l’art pictural le conduit à Munich, où il suit l’enseignement du peintre Hugo Van Habermann, puis à Paris auprès d’Armand Cormon. Fin connaisseur du classicisme antique et néanmoins influencé par des modernistes comme Aubrey Beardsley, Lambert se façonne un style très personnel, intimiste et poétique.

Après quelques années en Allemagne, où il collabore à la revue Simplicissimus, il s’installe à Paris. En 1919, il fonde avec Georges Aubault la revue Janus, entièrement rédigée en latin et à laquelle le peintre émile Bernard (qui résidera de 1926 à son décès en 1941 à l’Hôtel Le Charron au 13-15 quai de Bourbon) collabore pour l’illustration. En 1920, Lambert quitte la France pour l’Espagne, où il poursuit ses travaux d’aquarelliste et de graveur jusqu’à son décès en 1967.

En 1920, André Lambert publie Ce qui reste du Vieux Paris. L’Isle St Louis, édité « à l’Enseigne du Masque d’Or, chez Devambez ». Le Masque d’Or est la marque luxueuse de l’activité de l’imprimeur-éditeur.

Lambert y signe tout à la fois les textes et les illustrations. « Enfant adoptif de la ville des villes », comme il se désigne dans sa préface, il entend, à l’heure ou l’on démolit la rue des Deux-Ponts, « mêler sa voix à celles de tant d’artistes et d’amants du passé qui montent, réunies en une dolente litanie, vers les pouvoirs publics et demandent grâce pour notre Isle, monument historique s’il en fut ».

La plupart de ses dessins ont été réalisés à l’automne 1917 et gravés en 1918. Les pages préparatoires elles-mêmes indiquent la date de 1918 pour l’édition. La fin de la guerre aura sans doute retardé la publication car l’ouvrage est achevé d’imprimer le 10 décembre 1920.

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